Qu'est-ce que l'UOIF ?
Lhaj Thami Breze
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Éditeur : L'Archipel Collection : L'information citoyenne UOIF Union des organisations islamiques de France Retour à la fiche complète |
L'homme des compromis - Biographie de Lhaj Thami Breze (extraits)
Chaleureux, volubile, énergique, l’homme n’est pas de ceux que leur petite taille conduit à se faire oublier. Il n’est pas non plus du genre à se mettre en avant. Plutôt rond, grisonnant, la barbe et le cheveu drus, soigneusement taillés, on imagine aisément qu’il aurait fait un bon équipier de rugby; mais, tiré à quatre épingles, il préfère la marche à pied. La poignée de main, vigoureuse, se prolonge, tandis que, déjà en pleine conversation, à pas rapides, il entraîne son interlocuteur vers la salle du conseil de l’Union des organisations islamiques de France, qu’il préside depuis 1992.
Pour Lhaj Thami Breze, l’aventure commence en 1979. Diplômé de l’université Mohamed-V de Rabat (Maroc), il s’inscrit à Bordeaux en DEA de sciences politiques. Il choisit comme sujet de mémoire : «La récupération de l’islam par le discours nationaliste.» Lâché à vingt-deux ans dans un environnement laïque, loin du pays natal et des contraintes familiales et sociales, le jeune homme pourrait, comme beaucoup, s’éloigner de ses racines ou, comme d’autres, se replier sur lui-même et attendre le retour au pays. Mais, tout à «la joie de découvrir la France», qu’il ne connaît encore que par les livres et par ses camarades français du lycée de Mechra bel-Ksiri, il ne se sent «pas dépaysé». Son caractère dynamique et optimiste le pousse vers les autres.
Dialogue et prière
Très vite, avec des étudiants originaires de différents pays d’islam, Lhaj Thami Breze se met en quête d’un lieu de prière proche de l’université. Dans un premier temps, ils sont accueillis par l’aumônerie des étudiants catholiques. Il n’est pas près d’oublier «cette hospitalité, qui ne fut pas une simple cohabitation, mais l’occasion de rencontres interreligieuses».
Rencontres qu’il continue d’encourager et de susciter au sein de l’UOIF, «avec les catholiques, mais aussi avec les protestants». Elles ne se limitent pas à de simples contacts institutionnels. En témoigne le père Michel Lelong. Ce prêtre arabisant, qui fut en 1976 le premier secrétaire de l’épiscopat français pour les relations avec l’islam, est régulièrement invité à intervenir à l’occasion de réunions de l’UOIF. Pas seulement pour impressionner la galerie à la tribune des rassemblements du Bourget.
Cofondateur – et toujours membre, à quatre-vingts ans passés – du Groupe d’amitié islamo-chrétienne, le père Lelong est plusieurs fois venu, à la demande de Lhaj Thami Breze, expliquer la position de l’Église catholique sur tel ou tel sujet de société, dans des réunions de cadres de l’UOIF ou lors de séminaires de réflexion ouverts aux militants. C’est ainsi qu’il est un jour intervenu au centre de formation de Saint-Léger-de-Fougeret, dans la Nièvre, pour présenter l’éducation à la foi chez les catholiques et bien d’autres sujets théologiques (...)
Extrait du portrait du président de l'UOIF réalisé par Stanislas Maillard pour "Qu'est-ce que l'UOIF ?", collection L'information citoyenne aux Editions de l'Archipel.
D'autres extraits de ce livre et ceux des autres ouvrages de la collection "L'information citoyenne" sont disposnibles sur http://www.infocit.fr