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Pour qui voter ?
présidentielle 2007

Claude Perrotin

Pour qui voter ?<br>présidentielle 2007 Éditeur : L'archipel
Collection : L'information citoyenne




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Marie-George Buffet, biographie extraite de "Pour qui voter ?", de Claude Perrotin
Née le 7 mai 1949 à Sceaux.
Mariée, mère de deux enfants.

Formation
Études d’histoire et géographie.

Parcours politique
Adjointe au maire de Châtenay-Malabry (1977-1983).
Députée de Seine-Saint-Denis (1997, 2002).
Ministre de la Jeunesse et des Sports (1997-2002).
Conseillère régionale d’Île-de-France (1998-2002, 2004).
Conseillère municipale du Blanc-Mesnil (2001).
Secrétaire nationale du PCF (2001).

Publications
Un peu de courage, Le Cherche Midi, 2004.

Biographie
1949 Naissance le 7 mai à Sceaux (Hauts-de-Seine). Études d’histoire et géographie.

1969 Adhère au Parti communiste français (PCF).

1977 Devient adjointe au maire de Châtenay-Malabry.

1987 Élue membre du comité national du PCF.

1994 Élue membre du bureau national.

1997 Devient membre du secrétariat national.
Élue députée de la circonscription du Blanc-Mesnil, Stains et Dugny.
Nommée ministre de la Jeunesse et des Sports (1997-2002),
elle marque son passage par une lutte vigoureuse contre le dopage.

1998 Élue conseillère régionale d’Île-de-France.

2001 Devient secrétaire nationale du PCF.
Élue conseillère municipale du Blanc-Mesnil.
Démissionne de son mandat de conseillère régionale en juillet.

2002 Réélue députée de Seine-Saint-Denis.

2003 Confirmée au poste de secrétaire nationale,
elle définit de nouvelles orientations stratégiques pour le PCF.

2004 Conduit la liste « La gauche populaire et citoyenne »
aux élections régionales en Île-de-France,
est élue et démissionne en avril de la même année.

2005 Défend le « non » au projet de traité sur la Constitution européenne.

2006 Désignée par les militants du PCF comme
candidate à l’élection présidentielle de 2007. *

Questions à Marie-George Buffet

Q Une candidate à l’élection présidentielle est porteuse d’une vision de la France, d’un projet de société. Quels sont les vôtres ?

— Jamais notre monde et notre pays ne furent aussi riches de l’intelligence des hommes et des femmes, des potentiels de sciences et de techniques, des formidables capacités de production qui sont, aujourd’hui, celles de l’humanité.

Et pourtant, des centaines de millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde. En France, plus de 13 % de la population vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Le chômage et la précarité minent le quotidien de millions d’hommes et de femmes. Les fins de mois sont toujours plus difficiles, autant du fait du blocage des salaires que des loyers et des prix qui ne cessent de monter. La peur du lendemain, la crainte de l’agression, les inquiétudes de millions de parents pour l’avenir de leurs enfants rendent la vie absolument insupportable.

Mon projet de société est donc simple. Il est que, dans notre pays, tous ces pouvoirs, ces biens, ces savoirs soient enfin partagés entre tous les citoyennes et les citoyens.

Pour cela, il faut avoir le courage de saisir tous les leviers de pouvoir qui pourraient contribuer à « changer la vie ». Je pense aux moyens financiers dont nous aurons besoin pour financer l’éducation, la culture ou la recherche, et donc à l’argent qu’il faut aller chercher là où il est, dans les profits des entreprises et les grandes fortunes. Je pense à la réforme de l’Union européenne, pour laquelle la France devrait s’engager : ce n’est pas en mettant tous les Européennes et Européens en concurrence les uns avec les autres que l’on parviendra à créer de la solidarité sur le Vieux Continent. Je pense enfin à une réforme de nos institutions démocratiques, qui devrait passer par la reconnaissance de droits d’intervention, pour les citoyennes et citoyens, dans la vie politique, et pour les salariés, dans la vie de leur entreprise.

Q_ De façon plus pragmatique, quelles orientations choisirez-vous en matière d’emploi ?

— Dans un premier temps, nos propositions visent à préserver l’emploi existant, notamment l’emploi industriel. Depuis des années, les délocalisations et les licenciements boursiers ont détruit des centaines de milliers d’emplois dans l’industrie : il s’agit de mettre fin à cette saignée. Pour cela, je propose de donner un droit de veto suspensif aux élus du personnel, afin d’examiner la situation et toute solution alternative à la disparition des emplois menacés par une délocalisation. Seuls les salariés sont aujourd’hui intéressés par le développement de l’emploi dans leur entreprise, les actionnaires ne pensant qu’à la rentabilité de leur investissement. Ce n’est qu’en donnant plus de pouvoirs aux salariés que l’on parviendra à préserver l’emploi. Beaucoup de délocalisations injustifiées pourraient ainsi être évitées. Dans le même temps, une réforme de la fiscalité des entreprises devrait contribuer à les dissuader de privilégier les actionnaires ou la finance à l’activité et l’emploi.

Dans un second temps, pour remédier au chômage massif subi par tant d’hommes et de femmes, il faut créer des emplois nouveaux, bien rémunérés et stables. Il s’agit pour cela de faire d’un développement durable, social et respectueux de l’environnement, le pivot de notre politique économique. Plutôt que de laisser les marchés financiers décider des orientations de notre économie, on pourrait par exemple se doter d’un grand pôle financier public, regroupant la Caisse des dépôts, les Caisses d’épargne, La Poste. Ce pôle aurait les moyens de financer à bas prix tous les projets industriels et de service socialement utiles, écologiques, respectueux des droits des salariés. Il s’agit aussi de faire le pari de l’innovation en finançant la formation continue des salariés et en doublant les crédits de la recherche publique. Enfin, le développement des services publics devrait aussi permettre de créer un grand nombre d’emplois.

Parallèlement à toutes ces mesures, il est nécessaire de sécuriser les parcours professionnels et donc de combattre la précarité au travail. La quasi-totalité des emplois créés depuis dix ans est précaire, qu’il s’agisse de CDD ou d’intérim. Cette situation est absolument invivable pour des millions de jeunes et moins jeunes, qui se retrouvent sans aucune perspective d’avenir. Nous proposons d’éradiquer petit à petit cette précarité : ainsi, une entreprise pourrait se voir interdire d’employer plus de 5 % d’emplois qui ne soient (...)

Retrouvez cet extrait et d'autres passages (html et pdf) du livre de Claude Perrotin "Pour qui voter?" publié à L''Archipel, sur http://www.infocit.fr

 

Extraits

 Arlette Laguiller, biographie extraite de "Pour qui voter ?, de Claude Perrotin

 Dominique Voynet, biographie extraite de "Pour qui voter ?", de Claude Perrotin

 François Bayrou, biographie extraite de "Pour qui voter ?", de Claude Perrotin

 Marie-George Buffet, biographie extraite de "Pour qui voter ?", de Claude Perrotin

 Nicolas Sarkozy, biographie extraite de "Pour qui voter ?", de Claude Perrotin

 Olivier Besancenot, biographie extraite de "Pour qui voter ?", de Claude Perrotin

 Ségolène Royal, biographie extraite de "Pour qui voter ?", de Claude Perrotin

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