OCCE - Les coopératives scolaires au service des élèves et de l'Ecole
Collectif
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Éditeur : L'Archipel Collection : L'information citoyenne OCCE Office central de la coopération à l'école Retour à la fiche complète |
Entretien avec Jean-François Vincent (propos recueillis par Yvette Ladmiral, extrait)
Les coopératives scolaires au service de l’école et des élèves
Association reconnue d’utilité publique depuis 1968, l’OCCE bénéficie depuis 1992 d’un agrément auprès de l’Éducation nationale en tant qu’« association complémentaire de l’enseignement public » ; ses relations avec l’État font l’objet de conventions pluriannuelles d’objectifs. Au-delà du dispositif institutionnel, quelles relations entretenez-vous avec les pouvoirs publics, en particulier avec le ministère de l’Éducation nationale ?
- Les relations que nous entretenons avec le ministère de l’Éducation nationale sont des relations de partenariat. Depuis sa création, l’OCCE mène une action éducative importante dans l’école au travers des coopératives scolaires, de l’accompagnement des équipes pédagogiques, des formations qu’il organise, des documents qu’il produit ou des projets qu’il propose aux écoles.
Depuis 2001, ces objectifs ont été intégrés dans des conventions pluriannuelles déterminant des engagements réciproques. L’OCCE s’engage à développer un certain nombre d’actions poursuivant des objectifs inscrits dans les programmes de l’enseignement scolaire, l’État s’engageant pour sa part à soutenir son action par des subventions de fonctionnement ou la mise à disposition d’enseignants.
Les Instituts de formation des maîtres (IUFM) vous accueillent-ils ?
- Nous entretenons malheureusement avec les IUFM des relations moins formelles. Même si certains d’entre eux font appel aux militants des associations départementales pour des formations autour de questions éducatives, il nous est difficile de généraliser nos interventions en formation initiale des maîtres.
Par contre, nos interventions sont beaucoup plus nombreuses en formation continue. De nombreux membres de l’OCCE encadrent des animations à la demande d’inspecteurs de l’Éducation nationale. Personnellement, je participe à la formation initiale des cadres de l’Éducation nationale (inspecteurs de l’Éducation nationale et inspecteurs d’académie).
Il peut arriver aussi que l’OCCE soit associé à certains projets de l’institution comme partenaire, voire comme expert pédagogique, ou encore en tant que structure associative pour gérer des subventions pour projet à destination des écoles.
Vos rapports avec les corps déconcentrés de l’État (rectorats, inspections académiques) varient-ils selon les régions et les départements ?
- Tout à fait. C’est d’ailleurs une des remarques majeures d’un rapport récent de la Cour des comptes concernant l’OCCE. Compte tenu de la place essentielle tenue par l’OCCE, en particulier dans l’enseignement primaire (ne serait-ce qu’au travers de l’argent que les coopératives scolaires apportent quotidiennement au fonctionnement de l’école), la Cour des comptes s’est étonnée de voir le peu de relations formelles des corps déconcentrés de l’État avec les associations départementales de l’OCCE. La dernière convention pluriannuelle envisage à cet égard des modalités plus exigeantes en termes de partenariat et c’est une excellente chose car, jusqu’à maintenant, les relations étaient très fluctuantes d’un endroit à un autre.
Êtes-vous bien accueillis par les représentants des collectivités locales et territoriales partout en France ?
- Là encore, c’est très fluctuant. Dans certaines communes (principalement rurales), la coopérative scolaire est une structure très importante pour le fonctionnement de l’école. Elle est parfois même utilisée hors du champ légal (quand elle perçoit par exemple les crédits de fonctionnement de l’école…). Mais, dans l’ensemble, ces dernières années, les choses se sont normalisées, et les coopératives scolaires jouent convenablement leur fonction de « partenaires » des municipalités.
Pour ce qui est des associations départementales qui affilient les coopératives scolaires, les relations avec les conseils généraux sont aussi très variables. Ceci s’explique par le fait que les projets mis en place par les associations concernent majoritairement les écoles du premier degré. Les départements qui ont en charge le fonctionnement des collèges ou les régions qui ont en charge celui des lycées n’entretiennent de relations avec l’OCCE que dans la mesure où les projets proposés par l’association concernent les établissements scolaires dont ils ont la responsabilité.
Vous êtes membre du Conseil national des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public (CNAECEP). Quelles relations entretenez-vous avec ces différents partenaires institutionnels, c’est-à-dire avec les mouvements d’éducation populaire ?
- Nous entretenons avec les mouvements d’éducation populaire, et principalement avec les mouvements «pédagogiques», des relations de collaboration. Nous travaillons au sein de différents regroupements, en particulier au sein du Comité de liaison des mouvements pédagogiques (Climope) à la promotion ou à la défense, quand c’est nécessaire, de nos conceptions éducatives. Nous organisons des manifestations ou des stages en commun et nous produisons des outils pédagogiques pour les enseignants…
… avec les associations de représentants de parents d’élèves ?
- Nos relations nationales sont épisodiques. Par contre, elles sont beaucoup plus vivantes au niveau local et concernent essentiellement les coopératives scolaires. Il arrive également que l’OCCE soit sollicité par les parents d’élèves pour faire des interventions auprès de leurs comités départementaux ou locaux. Par ailleurs, il est manifeste qu’au niveau national, nous avons davantage de relations avec la FCPE qu’avec les autres fédérations de parents d’élèves, pour au moins deux raisons : une vision commune de (...)
Extraits
"Une préparation modeste aux devoirs de l'avenir" (1), brève histoire de l'OCCE (extrait)
Changer l'école pour changer la société (Jean-François Vincent, libre propos, extrait)
Charte de la coopération à l'école
Entretien avec Jean-François Vincent (propos recueillis par Yvette Ladmiral, extrait)