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Qu'est-ce que la FUAJ ?
(Fédération unie des auberges de jeunesse)

Collectif

Qu'est-ce que la FUAJ ?<br>(Fédération unie des auberges de jeunesse) Éditeur : L'Archipel
Collection : L'Information citoyenne

FUAJ
Fédération unie des auberges de jeunesse

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Édith Arnoult-Brill : "Sous le signe de la paix" (extrait du portrait écrit par Stanislas Maillard)
Naître à Tracy-le-Mont, près de Compiègne, « à 10 km du wagon de Rethondes », où fut signé l’armistice le 11 novembre 1918, « forcément ça marque ». Au moins autant que le souvenir d’ancêtres aux fortes personnalités, fondateurs d’entreprises et de dynasties familiales. Édith Arnoult-Brill revendique ce double héritage qui, de fil en aiguille, l’a menée au poste de secrétaire générale de la Fédération unie des Auberges de Jeunesse (FUAJ).

Se battre contre l’ennemi ou pour faire aboutir un projet, affronter l’adversité font partie de la culture familiale autant que l’optimisme. Une sorte d’atavisme qu’elle fait remonter aussi bien du côté paternel que maternel. Voudrait-elle le cacher, les expressions martiales qui émaillent spontanément ses propos la trahiraient. Ruban de Légion d’honneur et rosette de l’ordre national du Mérite, accrochés au revers de la veste de son tailleur-pantalon, elle se décrit comme « une rebelle, née dans une famille de commerçants-entrepreneurs ». Elle manie aussi aisément le langage des animateurs socioculturels soucieux de « dynamique de groupe », de « convivialité » ou de « mixité sociale » et encore plus, peut-être, celui des managers préoccupés du « développement » de leur entreprise et par « les ratios d’endettement ».

L’exemple des femmes
La grande figure semble avoir été la « grand-mère Clémence ». Pendant que son mari était mobilisé, elle a inauguré l’ascension sociale de la famille en ouvrant une buvette sur la ligne de front en 1914. L’affaire a si bien prospéré qu’elle est « à l’origine d’une société commerciale florissante jusque dans les années 1980 ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs hommes de la famille ont été fusillés, d’autres, dont le père d’Édith Arnoult-Brill, ont été prisonniers. Cette fois encore, les femmes ont fait tourner la boutique.

Avec de tels exemples, la question du féminisme ne se posait même pas dans la famille. « Pour moi, l’égalité était une évidence quotidienne. Les responsabilités étaient partagées, les femmes n’hésitaient pas à dire leur mot. Ce n’est que vers vingt-trois, vingt-quatre ans, en observant les débats qui ont précédé l’adoption de la loi Veil sur l’avortement, que j’ai pris conscience qu’il pouvait exister une vraie détresse féminine et une inégalité. »

Dès le collège, elle manifeste son tempérament de meneuse et son goût pour l’engagement au service de la collectivité. Elle ne se contente pas d’être déléguée de classe à l’école publique, elle met son grain de sel partout et ne mâche pas ses mots. Pensionnaire chez des religieuses à Compiègne, elle laisse un jour exploser son indignation devant le sort d’une petite bonne soeur contrefaite, chargée par la communauté d’accomplir toutes les basses besognes. Brève révolte qui lui vaut d’être privée de sortie et de commencer, dans le dortoir désert, à méditer sur l’art de s’opposer.

Éprouvée par la guerre, la famille ne cultive pas l’esprit de revanche. Au contraire. Encore lycéenne, Édith Arnoult-Brill participe volontiers à l’accueil d’élèves allemands et aux échanges scolaires. C’est ainsi qu’elle devient une bénévole active du Centre laïque d’éducation populaire, association compiégnoise qui organise des rencontres et des échanges franco-allemands, puis qu’elle participe à l’encadrement de centres de vacances conçus pour rapprocher la jeunesse des deux pays. L’ouverture internationale, l’ambiance chaleureuse des rencontres lui conviennent. Devenue « conseillère de séjour » à l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ), elle suit, à dix-huit ans, un séminaire organisé par cet organisme pour ses cadres volontaires. Thème : « La naissance de la démocratie ». Ravie, la jeune étudiante découvre alors que « l’ouverture internationale peut aussi être une formidable aventure intellectuelle ». Pendant huit ans, elle travaille donc comme bénévole pour l’organisation et l’encadrement des sessions « découverte de la France » inscrites dans les programmes de l’OFAJ.

Une enthousiaste
À vingt-six ans, elle enseigne les sciences sociales dans des lycées ruraux du Santerre, en Picardie, où cette voyageuse a toujours voulu vivre et où elle habite encore. Passionnée par son métier, elle organise aussi des activités extrascolaires et offre à ses élèves l’occasion de participer à son autre passion : explorer le monde, même s’il ne s’agit encore pour eux que de s’aventurer au-delà de la région (…)
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© Stanislas Maillard pour L’Information citoyenne-L’Archipel

 

Extraits

 Brève histoire du mouvement des auberges de jeunesse (extrait de l'historique d'Yvette Ladmiral)

 Édith Arnoult-Brill : "Sous le signe de la paix" (extrait du portrait écrit par Stanislas Maillard)

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